Olivier has writtenBon, ben, un ex-club de N2 rétrogradé en F3.
Oui, Arcachon a priori si j'ai bien suivi. Mais qui est surpris ? L'A2R ne remplit pas pleinement sa fonction…
D'ailleurs, sur ce point, je me permets de répondre à ton message sur l'autre topic de la Nationale (que je reproduis ci-après pour que personne ne perde le fil) :
Olivier has writtenTheBarge has writtenLe VÉRITABLE problème de la Nationale (et de la N2 et de la F1…) c'est le CONTRÔ...
Tu te trompes sur ce point. Le problème n'est pas le contrôle, les analyses de documents sont systématiques. Sauf que derrière, les sanctions ne suivent pas. Pour quelles raisons ? Je ne sais pas, mais on peut émettre des hypothèses sur le fait de “protéger”, de “copinage”, de stratégie électorale.
Pourtant le règlement est clair. Un club en difficulté doit se voir proposer un plan d'accompagnement (déficit léger) ou de redressement (risque de faillite).
Ce qui était bien dans l'idée est devenu une routine des clubs. On transforme un plan d'accompagnement en plan de redressement et on négocie alors que le règlement est clair. Tu ne respectes pas ton plan, t'es rétrogradé.
C'est pour ça que je pense que la rétrogradation de Bourg n'est pas anodine, et n'est pas seulement sur des problèmes de jeu d'écriture. C'est pour ça que la liquidation de Tarbes n'est pas une surprise. Et on n'en a pas fini. JE vous rappelle que le président de Marcq en Baroeul a organisé une collecte. Mais pour combien de temps ? Post covid, Albi a fait part de ses difficultés financières, Nice a le record de faillites successives en rugby, Chambéry, Narbonne ou encore Rouen ont aussi connu par le passé (plus ou moins lointain certes) des problèmes financiers.
L'organisation des divisions nationales posent plusieurs problèmes : le resserrement sportif qui nécessite une grande compétitivité et donc plus de moyens pour mieux recruter. Des distances accrues pour lesquelles ils faut déplacer 30 personnes au minimum, parfois partir la veille.
Les clubs n'ont pas eu beaucoup de temps pour se préparer à ça et on n'a pas réussi à créer un modèle économique pérenne.
Donc, les rétrogradations et faillites vont surement continuer. Il n'y a pas de réforme prévue pour la saison prochaine, mais je pense que l'on ne va plus avoir assez de clubs pour alimenter des championnats qui nécessitent au moins 2 millions d'euros pour jouer le maintien.
Tu sais bien qu'on ne partage pas le même point de vue à ce sujet.
Cependant, moi je veux bien reconnaître que le format de la compétition peut, en partie mais de façon subsidiaire, “inciter” les dirigeants à faire n'importe quoi.
Mais la réalité, et le point central, c'est que la CRCF de l'A2R n'opère pas de contrôle A PRIORI (en exigeant des garanties, comme le fait la CCCP de l'A2R au niveau professionnel) et se contente de constater les dégâts a posteriori uniquement. Alors, oui, tu as raison, les contrôles et analyses des documents financiers sont systématiques, mais tout se fait une fois que le mal est fait et n'est plus rattrapable… et on se retrouve dans des situations où des clubs sont multi-rétrogradés ou, pire, liquidés, parce qu'on laisse faire n'importe quoi aux dirigeants alors que les situations auraient pu être anticipées (limitation de masse salariale, refus de recrutements…).
Et puis, tu sais très bien que ces rétrogradations financières et autres dépôts de bilan ne datent ni de la Nationale ni de la poule Elite, ils existaient déjà dans ta sacro-sainte F1 à 48 clubs.
MOI PRESIDENT DE LA COMMISSION DES COMPETITIONS FEDERALES, je prends deux mesures :
- Modification des règlements pour permettre à la CRCF de l'A2R d'exiger des garanties au démarrage de la saison, sous peine d'encadrement de masse salariale et/ou d'interdiction de recrutement, voire retraits de points préventifs. Politiquement, il faut impulser une plus grande rigueur/exigence/sévérité, appelez ça comme vous voulez, pour responsabiliser les dirigeants de clubs. Il faut leur faire comprendre qu'ils ne prennent pas la tête d'un joujou, mais de clubs parfois centenaires avec des histoires riches et des supporters à respecter ;
- Poursuites systématiques en faute de gestion des dirigeants qui entraînent une liquidation de leur club, le name and shame y'a que ça qui fait réfléchir les dirigeants.
Rien qu'avec ça, je mets ma main à couper, ma chemise et ma maison que les liquidations se feront rares.
Et c'est pas une poule à 14,16 ou une division à 32 ou 48 qui y changera quelque chose.