Plus sèrieusement (parce que je n'ose imaginer que Olivier est 100% sèrieux quand il se fend de ses éditos), ne croyez-vous pas que la donne a (un peu) changé suite aux deux années Covidéennes ?
Ce que je veux dire c'est qu'insidieusement s'est peut-être insinué dans les esprits de Staffs & Joueurs une façon un peu différente d'appréhender le déplacement .
Les bas de classement, ceux qui affichent l'objectif de lutter pour le maintien chosissaient (un peu par tradition) souvent l'option de jouer pleinement un match sur deux. En gros escamoter le déplacement en y allant presque en victime expiatoire ou a minima avec des équipes très profondément remaniées pour se concentrer sur la réception qui suit. La clef du maintien c'était prendre le maximum de points à la piaule et pour se faire laisser filer la presque totalité des matchs à l'extérieur.
Les "middle-class" eux souvent se neutralisaient entre eux dans les confrontations directes (je gagne à la piaule, je perds à l'extérieur) et se distinguaient entre eux le plus souvent sur la seule capacité à aller gagner chez le petit et/ou, à battre le gros à domicile.
Les gros gagnaient mains-en-haut-du-guidon à domicile, plutôt fastoche chez le petit, se faisant accrocher de temps en temps chez le moyen.
Si la donne a peut-être (?) un peu changé c'est qu'après presque deux saisons à jouer des matchs dans des stades vides de supporters (c'est à dire avec moins de pression ambiante), les mecs ont pris un peu le pli de considérer que jouer les matchs y compris à l'extérieur sans statut de favori pouvait déboucher plus qu'on ne se l'imagine sur victoire.
Ca s'appuie plus sur une sensation que sur un quelconque outil statistique mais j'ai l'impression que la notion domicile/extérieur revêt un caractère un peu moins prépondérant qu'il y a qqs années.
Qu'en pensez-vous ?